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Principes fonctionnement entreprise individuelle
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- 1) Fonctionnement de l’entreprise individuelle, p1
- 2) Simplicité de creation et de fonctionnement, p1
- 3) Responsabilité de l’entrepreneur individuel, p1
- 4) Rémunération de l’entrepreneur individuel, p1
- 5) Cotisations sociales de l’entrepreneur individuel, p1
- 6) Situation fiscale de l’entrepreneur individuel, p1
1) Fonctionnement de l’entreprise individuelle
Le statut juridique de l’entreprise individuelle ne s’oppose pas au statut fiscal de micro-entreprise. Une entreprise individuelle peut donc être une micro-entreprise (qui est une entreprise individuelle au statut fiscal particulier) ou bien être soumis au régime d’imposition réel ou réel simplifié. Il s’agit donc seulement ici d’étudier les caractéristiques du régime juridique de l’entreprise individuelle.
Lorsque le créateur d’entreprise est le seul apporteur de capitaux, il créé une entreprise individuelle.
L’entreprise individuelle peut être commerciale ou civile, cela dépendra de la nature de ses activités (commerciales, artisanales ou libérales).
Votre activité sera :
- commerciale : si vous achetez des biens pour les revendre,
- artisanale : si l’essentielle de la valeur ajoutée de votre entreprise est apportée par votre travail d’assemblage, de réparation, transformation de produits...
- libérale : il s’agit des autres professions (non commerciales et non artisanales) pour lesquelles c’est un travail intellectuel qui constitue la valeur ajoutée de l’entreprise.
En cas de doute sur la nature de votre activité, les Centres de Impôts vous aideront.
2) Simplicité de creation et de fonctionnement
Sa création ne nécessite qu’une immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) ou au répertoire des métiers et aucun capital minimum n’est exigé (puisque l’entreprise individuelle n’a pas un patrimoine propre.
Les démarches pour la création d’une entreprise individuelle sont donc simplifiées et moins couteuses que lors de la création d’une société commerciale. De la même façon, les obligations comptables peuvent être simplifiées. Cependant, comme noté précédemment, les régimes simplifiés (celui de la micro-entreprise) ne sont pas nécessairement les plus avantageux financièrement pour l’entreprise.
3) Responsabilité de l’entrepreneur individuel
Le créateur d’une entreprise individuelle ne dispose que d’un patrimoine et d’un seul. Il en résulte sa responsabilité indéfinie des dettes contractées lors de son activité professionnelle, y compris sur les biens affectés à son usage privé.
L’entrepreneur individuel qui possède quelques biens personnels aura donc plus de facilités à obtenir un prêt auprès de sa banque que si sa responsabilité était limitée au capital d’une société commerciale.
4) Rémunération de l’entrepreneur individuel
Un entrepreneur individuel se rémunère en piochant dans la caisse. En effet, étant donné qu’il n’existe pas de distinction entre son patrimoine personnel et celui de son entreprise, lorsqu’il prend de l’argent dans la caisse de son commerce par exemple, il en prend en réalité dans une poche pour le mettre dans une autre.
5) Cotisations sociales de l’entrepreneur individuel
D’un point de vue social, l’entrepreneur individuel sera soumis au régime sociale des travailleurs non-salariés. En cas de cessation d’activité, il ne pourra donc pas percevoir d’allocations chômage.
D’un point de vue fiscal, il sera assujetti à l’impôt sur les revenus, en BIC (bénéfices industriels et commerciaux) ou BNC (bénéfices non commerciaux) selon les cas.
D’un point de vue social, les cotisations sociales de l’entrepreneur individuel seront basées sur son résultat d’activité et non sur la rémunération qu’il aura perçu.
Le régime de couverture sociale des commerçants est moins favorable que celui des salariés. En cas de faillite, les entrepreneurs individuels ne bénéficient pas de l’assurance-chômage du régime général.
6) Situation fiscale de l’entrepreneur individuel
D’un point de vue fiscal, étant donné que l’entrepreneur individuel se rémunère sur le bénéfice de son entreprise et non sous forme de salaires, il ne peut pas comptabiliser en charges sa rémunération et diminuer ainsi son résultat imposable.
Par exemple, si l’on considère le cas d’un entrepreneur individuel qui se verse une rémunération brute de 24000 € par an dans le cadre d’une société commerciale :
- actuellement, ses salaires bruts de 24000 €, diminuent d’autant le résultat de sa société et donc les impôts qu’il decra payer sur ces résultats. A l’inverse, cet entrepreneur individuel paiera de l’impôt sur le revenu sur son salaire imposable à peu près égal à 80% du salaire brut soit 19200 € environ. Cependant, ce salaire sera soumis à l’impôt sur le revenu après les abattements de 20% puis 10% applicables aux revenus salariés, soit une base imposable d’environ 14000 €.
- dans le cadre d’une entreprise individuelle, cet entrepreneur individuel n’aurait pas pu se verser de salaires et son entreprise aurait donc dégagé un résultat supérieur de 24000 €. Ce résultat aurait été directement imposable à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des BIC sur la base de 24000 €.
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