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Avantages inconvénients reprise franchise



Les nouvelles formes de business plan

Reprendre une franchise est peut-être la solution la plus sécurisante pour devenir chef d’entreprise :
- par l’appui du réseau de franchise (fournisseurs, formation, marketing...),
- par le recul que permet l’analyse des comptes et l’observation de l’activité mise en place par le vendeur.

Avantages d’une reprise

Les avantages de la reprise d’une franchise tiennent à la visibilité dont on dispose pour s’assurer de l’avenir de l’entreprise.

Analyse des comptes

Lorsque l’on crée une franchise, on dispose d’un business plan, éventuellement des comptes de franchises comparables, mais toujours demeurent bien des incertitudes sur les niveaux d’activité prévus.

Lorsque l’on reprend une franchise, les états financiers témoignent :
- du chiffre d’affaires effectivement réalisé,
- de la marge commerciale réelle dégagée par ce point de vente précis,
- de l’EBE qui permet au dirigeant de financer son acquisition,
- de la rémunération que le chef d’entreprise perçoit et du résultat net.

Temps de création

En reprenant une franchise, on évite et les aléas et le temps à consacrer à une création d’entreprise, notamment :
- la recherche et la sélection de l’emplacement,
- le choix des fournisseurs (ceux non imposés par le franchiseur),
- le recrutement des salariés,
- l’acquisition des immobilisations,
- la gestion du planning permettant une date d’ouverture précise,
- le temps que le bouche à oreille fonctionne pleinement...

Tout ce temps, variable suivant les activités mais aussi les emplacements évidemment, constitue un risque financier important pour le créateur d’entreprise. En effet, tant que son point mort n’est pas atteint, son besoin de financement augmente. Si son prêt à la création d’entreprise se montre insuffisant, il y a peu de chances pour qu’une banque le soutienne plus longtemps dans le lancement de son activité (par des facilités de caisse ou un nouvel emprunt).

Performance de l’emplacement

Pour tout commerce mais dans le cas d’une franchise plus précisément, l’emplacement va permettre ou non un effet de levier entre :
- le niveau de chiffre d’affaires réel dont dépendra au final la rémunération de l’exploitant,
- le niveau de chiffre d’affaires prévisionnel, sur lequel est indirectement calculé le montant du loyer et le droit d’entrée dans le réseau de franchise.

Ainsi, créer une franchise, c’est espérer trouver l’emplacement qui permettra d’optimiser sa rentabilité et donc de superformer par rapport aux autres franchisés. Mais c’est aussi prendre le risque d’un échec, d’une liquidation rapide.

Là encore, la reprise d’une franchise permet d’éviter ces risques pour, au contraire, bénéficier d’une grande visibilité. La reprise permet aussi d’accéder à un emplacement de qualité dont l’équivalent n’existe plus dans une zone géographique donnée (dans un centre commercial par exemple, où les emplacements devenant libres sont parfois rachetés par les autres sociétés déjà présentes pour éviter l’installation de concurrents, aboutissant à une raréfaction des points de vente possibles).

Inconvénients d’une reprise de franchise

Il ne peut pas exister d’avantages sans inconvénients. La comparaison des deux ne permet pas d’atteindre un équilibre, mais de définir un certain type d’investissement car, au final, le profil d’un repreneur de franchise n’est pas le même que celui du créateur d’une franchise.

Coût de la reprise d’une franchise

Le coût de création d’une franchise a été détaillé sur ce site. Il comprend les investissements successifs qui permettent d’aboutir au lancement de l’activité :
- coût lié au local commercial (pas de porte ou dépôt de garantie, reprise d’un fonds),
- la RFI qui dépend de chaque réseau de franchise,
- les immobilisations,
- la formation initiales...

Lors de la cession de cette franchise, le fonds de commerce sera évalué selon différentes méthodes :
- évaluation par rapport au chiffre d’affaires,
- méthode par comparaison avec les prix de cession d’autres entreprises comparables dans le même secteur,
- utilisation de la rentabilité financière pour évaluer le prix de cession (sur la base de l’EBE)...

Le prix final proposé correspondra à un mix de ces méthodes habituelles d’évaluation. Ensuite interviendra la négociation entre le vendeur et le repreneur potentiel.

On le comprend, un prix de vente n’est pas calculé sur les mêmes bases que le coût de création, et cet écart aboutit à un prix de vente bien plus élevé que l’investissement qui serait à réaliser aujourd’hui pour créer la même entreprise. Mais cette différence de coût est à comprendre comme un investissement : le repreneur rachète le travail effectué par son prédécesseur et, comme dans toute entreprise finalement, la clientèle constituée (résultat capitalisé des années d’exploitation antérieures).

Quel avenir pour le fonds de commerce

Racheter un fonds de commerce se justifie, mais encore faut-il que le prix payé demeure justifié dans le temps. Dans le cas contraire, la baisse progressive de la rentabilité de l’affaire rendra caduque les prévisions de financement sur lesquelles un crédit aura été obtenu. C’est dans un premier temps la rémunération du repreneur qui sera ponctionnée, avant d’entraîner des insuffisances d’actifs au sein même des comptes d’exploitation de l’entreprise (jusqu’à pousser à une procédure de redressement).

En conséquence, racheter un fond de commerce ne dispense pas d’une étude de marché (voir notre dossier) pour analyser en particulier :
- l’avenir du marché et du produit : à quel stade du cycle de vie du produit ou du marché en est-on (croissance, maturité, déclin envisageable) ?
- la concurrence : de nouveaux concurrents peuvent-ils tenter de pénétrer le marché, des projets sont-ils en cours ?
- la clientèle et son évolution : comment évolue la clientèle qui a généré le chiffre d’affaires antérieur (par exemple les touristes pour une activité de restauration dans une ville touristique, les enfants pour une franchise dans les loisirs leur étant destinés, les personnes âgées pour une franchise d’assistance aux personnes...) ?

Quel avenir pour le réseau ?

Évidemment, on ne se déclare par repreneur d’un franchisé sans s’intéresser au réseau de franchise auquel il appartient : comment fonctionne ce réseau, quel est son taux de croissance (en augmentation ou en diminution sur les dernières années), son marché est-il saturé ou bien reste-t-il des opportunités de création, quelle est la satisfaction des franchisés de ce réseau ?

Comment accéder à de telles informations. Une solution, comme pour toute étude de marché, consiste à tester le terrain, et prendre rendez-vous avec des professionnels. Pourquoi vous refuseraient-ils quelques informations confidentielles ? Le plus souvent au contraire, et particulièrement si l’on prend contact avec des franchisés d’une autre région, cette source d’information est particulièrement riche.

Les relations avec le franchiseur

L’acquisition d’une franchise exige une relation avec le franchiseur, pour s’assurer que l’opération est bien envisageable.

Droit de préemption

En effet, le franchiseur peut exercer son droit de préemption, qui lui permet, au prix négocié, de se porter acquéreur du fonds de commerce pour l’exploiter en propre. Cette possibilité est prévue dans le contrat de franchise, il est indispensable de s’y reporter par conséquent.

Droit d’agrément

Par ailleurs, un peu comme le droit d’agrément dans une société dont bénéficient les associés restant lorsque l’un d’eux souhaite sortir du capital, le franchiseur peut refuser le repreneur envisagé par l’un de ses franchisés. Cette clause lui permet en quelque sorte de sélectionner les entrepreneurs qui participeront à son développement.

En conséquence, une procédure est à suivre par le vendeur pour informer son franchiseur de la cession de son entreprise et présenter le repreneur, une fois encore c’est le contrat de franchise qui détaille expressément les démarches à effectuer et les délais à respecter.




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