aide creation entreprise

PEA pour sa retraite



Les nouvelles formes de business plan

Le PEA est un mode de placement ouvert à tous les contribuables. Ainsi, un couple marié peut posséder deux PEA, de même en cas d’union par un PACS.

Principe du PEA

Un PEA est un plan d’épargne en actions. Il ne s’agit donc pas d’un mode d’épargne spécial retraite, comme le PERP par exemple, mais plutôt d’un support défiscalisé pour réaliser des placements financiers en actions. En effet, sur un PEA, toutes les plus-values réalisées sont exonérées d’impôt sur le revenu. En revanche, comme tous les revenus, ces plus-values restent soumises aux prélèvements sociaux (au taux actuel de 15,5%).

En effet, un PEA est subordonné à l’acquisition d’actions sur les marchés boursiers, ou de fonds commun de placements, des SICAV... composés au minimum de 75% d’actions européennes.

En conséquence, un PEA suppose des placements risqués.

Comment limiter les risques

Durée PEA

La première solution pour minimiser les risques sur un placement en actions est d’investir à long terme, voire à très long terme.

Or la durée minimum d’un PEA pour utiliser pleinement toutes ses possibilités est de 8 ans. En effet, passé ce délai, le propriétaire du PEA peut prélever une partie de son épargne tout en conservant son plan actions.

A l’inverse, si le PEA a une ancienneté comprise entre 5 et 8 ans, alors tout retrait entraîne la clôture du plan. Un retrait partiel n’est donc pas possible avant 8 ans.

Mais dans tous les cas, dès 5 années de détention, les avantages du PEA sont conservés (exonération de l’imposition des plus-values). En revanche, si le plan est clôturé avant ce délai de 5 ans, cette exonération n’est plus possible.

En conclusion, le PEA incite à se constituer une épargne de long terme en actions, or par définition cette durée permet de limiter les risques liés aux mouvements de court terme constatés sur les marchés boursiers.

Limite de 75%

Il faut rappeler que le capital placé sur un PEA doit être investi en actions à hauteur de 75%, autrement dit que 25% de cette épargne peut être consacrée à des produits financiers beaucoup moins risqués.

Les types d’actions

Il est aussi possible de limiter son risque en choisissant des valeurs boursières dont le risque est limité par :
- un dividende important, ce qui n’empêche pas totalement le risque sur le capital,
- un patrimoine immobilier : c’est le cas des sociétés foncières qui gèrent des immeubles de bureaux ou d’habitation, et dont le cours de bourse suit tout autant le marché de l’immobilier que les indices boursiers, leurs cours étant soutenus par leurs revenus fonciers réguliers.

Des versements réguliers

Stratégiquement, mieux vaut investir périodiquement et pas d’un seul coup car cela permet de lisser le risque en gommant les fluctuations des marchés boursiers.

Des intermédiaires spécialisés

Tous les établissements financiers proposent des SICAV ou FCP éligibles dans un PEA et permettant ainsi de s’assurer des arbitrages et choix de gestion d’un professionnel pour un coût limité à des frais de gestion annuels.

PEA et PEA PME PMI

Tout contribuable peut cumuler désormais la détention de 2 PEA :
- un PEA classique, sur lequel les versements sont limités à 150.000 euros,
- un PEA PME-PMI, où le plafond s’élève cette fois à 75.000 euros, et au sein duquel l’épargne doit être investie dans de petites entreprises en croissance (en direct ou par l’intermédiaire de fonds spécialisés).

Sortie sous forme de rente

Si au lieu de sortir en capital le contribuable opte pour le versement d’une rente viagère, celle-ci est exonérée d’impôt (au-delà de 8 ans). Une partie seulement, variable selon l’âge atteint au premier versement (40% entre 60 et 69 ans par exemple) subit les prélèvements sociaux.

Cette incitation fiscale est particulièrement adaptée lorsqu’il s’agit de préparer sa retraite...




Plan du site | Annonce légale | expert-comptable | Avocat | Légal | Contact