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Actualité Syndicats de sociétés de portage salarial

Il existait trois syndicats de sociétés de portage salarial. Il n’en existe plus que deux, et les écarts de stratégie sont flagrants.

FENPS + SNEPS = PEPS

Depuis le 13 novembre 2012, les deux principaux syndicats de sociétés de portage salarial, le FeNPS et le SNEPS, ont décidé de créer un syndicat unique, le PEPS, présidé par André Martinie, ancien président du SNEPS.

Le PEPS regroupe 89 sociétés et près de 80% du chiffre d’affaires total réalisé par les entreprises de ce secteur d’activité.

Le but de cette fusion : devenir un acteur majeur dans les négociations sur le portage salarial. Ce lien conduit à un résumé de la réforme en cours du portage salarial. En effet, un accord initial signé par le PRISME, un syndicat de sociétés d’intérim, a été rejeté par le législateur. Aussi, face à la réouverture des négociations, les syndicats de sociétés de portage tentent de prendre part aux discutions, à côté du PRISME ou sans cet acteur non représentatif au final de ce mode d’organisation du travail.

La stratégie du PEPS est donc de reconnaître le PRISME comme partie à la recherche d’un nouvel accord pour faire évoluer le statut des salariés portés, mais tout en se plaçant également comme un autre acteur incontournable. La représentativité des sociétés de portage salarial dans la proposition d’un nouvel accord deviendrait ainsi plus évidente. Le rôle du PEPS s’imposerait alors à toutes les sociétés du secteur.

UNEPS isolé ?

Face au PEPS, l’UNEPS perd de son importance relative en nombre d’adhérents. Mais l’UNEPS perd-t-il pour autant de son influence ?

Totalement opposé à l’accord initial négocié par le PRISME, l’UNEPS refuse tout accord visant à limiter les possibilités d’accès au portage salarial pour les non-cadres.

Alors que l’accord recherché a pour but de préciser le statut du salarié porté, et en particulier ses droits à des allocations chômage au terme de ses missions, les sociétés membres de l’UNEPS ne font plus cotiser leurs salariés à l’Unédic (lire notre article sur l’absence de cotisations chômage en portage salarial pour les salariés des entreprises qui adhèrent à l’UNEPS).

Et pourtant, la présidente de l’UNEPS a reçu récemment, certes suite à la demande du précédent président, la distinction de Chevalier de l’Ordre National du Mérite.

Le but de l’UNEPS demeure d’ouvrir le portage salarial aux activités spécialisées (informatique, formation, négociateur immobilier, métiers du bâtiment...) et non pas de le réserver aux cadres percevant une rémunération nette de plus de 2.900 euros par mois (comme le prévoyait le premier accord signé par le PRISME).

Quel avenir pour le portage salarial

Au final, le nouvel accord qui devra être conclu pour sceller l’avenir du portage salarial obligera les deux syndicats représentatifs de ce secteur à évoluer. Autrement dit, l’avenir de ces deux syndicats traduira l’évolution de portage salarial. Celui-ci pourrait devenir un statut réservé aux consultants capables de facturer plus de 60 K€ ou 70K€ par an ou devenir une alternative pour tous à la création d’une entreprise.

Cette évolution est d’autant plus importante que le statut d’auto-entrepreneur a perdu de son intérêt en raison de la hausse de plus de 16% des cotisations des auto-entrepreneurs en 2013. Aujourd’hui, le choix entre portage salarial et auto-entreprise demande à être étudié même par ceux qui n’anticipent qu’un chiffre d’affaires de quelques milliers d’euros. Cette possibilité de recourir au portage salarial pour lancer une activité demeurera-t-elle ?




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