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Conseils pour ses placements financiers



Les nouvelles formes de business plan

Ce document a été rédigé par la société Fisher Investments pour décrire les erreurs à ne pas commettre dans le cadre de placements financiers de long terme, avec l’objectif de financer sa retraite par exemple lorsqu’on est chef d’entreprise.

Sous-estimer l’horizon d’investissement de vos actifs

Jusqu’à quel âge pensez-vous vivre ? Combien de temps pensez-vous que votre conjoint vivra ? De manière générale, les investisseurs sous-estiment considérablement leur espérance de vie, ce qui peut s’avérer problématique pour planifier leur avenir financier.

La médecine progresse constamment. Grâce à l’amélioration des traitements médicaux, de la nutrition et des niveaux de vie, beaucoup de gens vivent désormais plus longtemps que prévu. En raison du vieillissement de la population et de l’augmentation de la durée de vie, le coût de la dépendance augmente aussi.
Beaucoup de gens sous-estiment leur espérance de vie, si bien que leur patrimoine financier peut au bout du compte s’avérer insuffisant. Le risque est alors de voir leurs ressources financières s’épuiser trop tôt. Il est important de disposer d’une stratégie financière solide qui assurera une stabilité financière et permettra d’atteindre les objectifs en termes de revenus tout au long de sa vie.

Une bonne planification financière est tout aussi importante pour les investisseurs dont l’objectif est de faire fructifier leurs actifs afin de transmettre un capital à leurs proches. Si c’est le cas, leur horizon d’investissement doit également être pris en compte ; il pourrait être nettement plus long que celui qu’ils se sont fixés. Dans les deux cas, il est crucial de prévoir un horizon d’investissement en lien direct avec l’espérance de vie.

Ne pas faire concorder vos objectifs d’investissement et la stratégie de votre portefeuille

L’adéquation entre la stratégie de votre portefeuille et vos objectifs est un facteur essentiel pour assurer le succès à long terme de vos placements. Cela peut paraître évident, mais de nombreux investisseurs s’appuient sur des stratégies qui vont à l’encontre de leurs objectifs.
Une erreur que les investisseurs commettent souvent est de mal évaluer le risque. De notre point de vue, plus l’horizon d’investissement est long et plus on est en mesure de consentir un niveau de risque élevé.
En règle générale, nous considérons que de nombreux investisseurs ne prennent pas assez de risques. Ils se préoccupent de la volatilité à court terme plutôt que de la probabilité d’atteindre leurs objectifs à long terme. De ce fait, beaucoup de portefeuilles sous-performent par rapport à leurs attentes.

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choix d’une stratégie

Par exemple, certains investisseurs persistent à n’investir que sur des produits obligataires ou monétaires, par crainte d’une chute des marchés actions à court terme, et parviennent à peine à générer un rendement supérieur au taux d’inflation. Ce type de comportement réduit en revanche, les chances d’atteindre l’objectif de croissance à long terme du portefeuille, en particulier si des retraits sont également prévus. À l’inverse, les investisseurs disposant d’un horizon d’investissement assez court sont souvent trop exposés au risque, ce qui les place à la merci d’une période de volatilité sur le court terme susceptible d’entraîner une perte en capital. Cela peut mettre en péril tout leur avenir financier.

Confondre vos besoins en matière de revenus et de trésorerie

Les revenus et la trésorerie sont deux choses différentes ; de nombreux investisseurs les confondent. À vrai dire, ces deux notions ainsi que leurs caractéristiques propres sont extrêmement importantes.

Pour simplifier, les flux de trésorerie correspondent à l’argent dont vous avez besoin pour les dépenses courantes et autres besoins personnels. Les revenus, en revanche, correspondent au montant des dividendes et des intérêts générés par un portefeuille et sur lequel s’appliquera la fiscalité. La différence fondamentale est la suivante : la manière dont vous générez un revenu peut avoir un effet tangible sur la croissance de vos actifs et sur la fiscalité à laquelle vous serez soumis, et affecter votre capacité à générer les flux de trésorerie souhaités.

Nous considérons qu’il ne faut pas seulement compter sur les revenus financiers en voulant à tout prix ne pas toucher au capital. Beaucoup d’investisseurs ont toutefois du mal à admettre cette idée. Dans certains cas, la vente de titres pourrait offrir des avantages fiscaux et constituer une alternative plus intéressante que la captation de dividendes ou de coupons obligataires. La matérialisation de pertes peut également s’avérer bénéfique en matière de fiscalité.

Négliger involontairement des facteurs de risques

Les investisseurs peuvent perdre de vue que la gestion d’un portefeuille diversifié peut comporter des risques cachés. Trop souvent, les portefeuilles sont surexposés à certains facteurs de risque qui n’ont jamais été réellement identifiés. Faites en sorte de ne pas vous retrouver dans cette situation.

Une concentration involontaire entraîne un niveau de risque excessif, qui expose le portefeuille à des fluctuations plus importantes et à une potentielle accélération des pertes. Les facteurs tels que les secteurs, les pays, les devises, les valorisations et la capitalisation jouent tous un rôle dans la diversification pertinente d’un portefeuille. De plus, certains titres sont fortement corrélés en raison notamment des fluctuations des taux d’intérêt ou des prix des matières premières. À titre d’illustration, imaginons que vous possédiez une action d’une société française et une action d’une société américaine. A priori, il n’existe pas de lien entre elles ; il nous revient pourtant de réfléchir à l’origine de leurs revenus respectifs. Sont-ils tous deux sensibles aux fluctuations des taux d’intérêt ? Peut-être leurs performances respectives reposent-elles de la même façon sur les fluctuations des taux de change ? Une concentration trop importante de l’un de ces deux facteurs, ou d’un autre, peut exposer vos actifs à des risques que vous n’aviez même pas anticipés.

Se désintéresser des marchés financiers internationaux

La mondialisation permet de tirer parti d’un grand nombre d’entreprises innovantes et d’opportunités de placement. Ne commettez pas l’erreur de vous limiter aux seuls marchés nationaux !

C’est une erreur de penser qu’un portefeuille est correctement diversifié simplement parce que vous avez choisi des actions de différents secteurs. Cela ne suffit pas. Les performances d’un portefeuille sont en partie liées à la conjoncture économique et politique de votre pays. Dans une économie nationale en berne, de nombreuses entreprises peuvent avoir du mal à prospérer. En demeurant au sein de vos frontières nationales et régionales, vous pourriez ainsi vous exposer à des risques plus élevés en raison des difficultés économiques locales.

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investir à l’international

De manière générale, beaucoup d’épargnants présentent un « biais national », ils investissent uniquement dans le pays dans lequel ils vivent. Si, par exemple, vous achetiez des actions issues de tous les secteurs en France, la performance de votre portefeuille pourrait dépendre davantage des résultats économiques de ce même pays que de ceux des sociétés retenues.

La diversification est une composante essentielle de la constitution d’un portefeuille pour vous permettre de valoriser vos actifs. Investir à l’échelle de la planète peut contribuer à renforcer votre portefeuille en progressant vers la frontière efficiente. Et qui dit diversification internationale, dit également un éventail plus vaste d’opportunités de placements ainsi qu’une rémunération plus élevée.

Ignorer l’importance fondamentale de l’offre et de la demande

Les principes fondamentaux de l’offre et de la demande de titres de placement sont trop souvent négligés. Les analystes et les experts mettent en avant une liste interminable de théories concernant les mécanismes de fixation des prix des actions. Pourtant, il n’en demeure pas moins que le cours des actions sera toujours essentiellement déterminé par l’offre et la demande de titres.

La théorie économique fondamentale stipule que les prix des biens sur un marché concurrentiel résultent de la loi de l’offre et de la demande. Par exemple, à offre égale, la demande d’équipements de ski augmente pendant la saison hivernale, ce qui fait augmenter les prix sur cette période. Pendant le reste de l’année, lorsque les gens skient moins, la demande baisse et les prix chutent. Il en va de même pour les actions : leurs cours fluctuent en fonction de la demande à court terme.

L’ offre en matière d’actions est relativement stable à court terme dans la mesure où l’émission de nouveaux titres est un processus long pour les entreprises. Par conséquent, c’est essentiellement l’évolution de la demande qui est responsable de la fluctuation des prix à court terme sur les marchés. Toutefois, à plus long terme, la demande est susceptible d’évoluer presque indéfiniment. C’est ce qui fait de l’offre le facteur prépondérant de l’évolution des cours des actions sur de longues périodes. Comprendre la relation entre l’offre et la demande de titres est essentiel à la décision d’investir ou non sur les marchés actions.

Fonder vos décisions d’investissement uniquement sur des informations largement diffusées

Sur quelles sources d’information la plupart des investisseurs s’appuient-ils lorsqu’ils envisagent un investissement ? À l’exception possible du bon tuyau récolté lors d’un dîner, les informations proviennent vraisemblablement de sources largement accessibles, ce qui peut s’avérer problématique.

Les marchés sont très efficients lorsqu’il s’agit d’intégrer toutes les informations déjà largement diffusées. Cela signifie que dès qu’une information est rendue accessible au public, elle est immédiatement intégrée dans les cours. Que l’information provienne d’un quotidien, des analyses de votre conseiller financier, d’un commentaire diffusé à la radio, à la télévision ou sur internet, ou de toute autre source accessible au public ne fait aucune différence.

Malgré cela, de nombreux investisseurs font toujours l’erreur d’effectuer leurs transactions à partir d’informations déjà largement propagées. Nous sommes convaincus que pour générer une surperformance, il faut interpréter l’information accessible à tous de manière différente -et correcte- des autres investisseurs. En d’autres termes, il faut identifier des éléments qui ne sont pas encore intégrés dans les cours.

La capacité à déceler ces renseignements exige de l’expérience, de la recherche et de la rigueur.

Faire preuve d’une confiance excessive dans vos compétences en investissement

Lorsque vous investissez votre propre capital, il est naturel que l’émotion prenne le dessus face aux fluctuations quotidiennes des marchés. Après tout, il s’agit là de votre avenir financier. De manière générale, une série de biais cognitifs entrent en ligne de compte, obscurcit le jugement et s’oppose à toute décision rationnelle et impartiale.

Soyons réaliste : le cerveau humain n’est pas équipé pour prendre des décisions d’investissement ! Nos ancêtres de l’âge de pierre ont été capables d’évoluer et de survivre en se concentrant sur la chasse et la cueillette. Leurs jugements ont forgé leurs convictions, construisant et renforçant leur compréhension du monde. Comme nos ancêtres, nous appréhendons encore aujourd’hui notre environnement à travers
le prisme de nos convictions.

Par exemple, de nombreux investisseurs vont se souvenir de leurs succès en oubliant leurs erreurs, renforçant ainsi leurs certitudes au lieu de raisonner en toute objectivité. Un défaut récurrent consiste en une tendance innée à la confiance excessive. Nous érigeons naturellement des barrières nous permettant d’oublier les erreurs que nous avons commises par le passé. De la même façon, nous avons tendance à nous concentrer sur nos réussites en matière d’investissement, ce qui nous incite à une confiance excessive et peut nous conduire à prendre des risques de gestion de portefeuille excessifs.
Personne n’est exempt de ce type de biais. C’est la raison pour laquelle il est essentiel de créer un environnement d’investissement imperméable au facteur émotionnel. Un environnement qui s’appuie sur des données tangibles et des analyses objectives afin de prendre les décisions appropriées à votre avenir financier.

Payer des frais de gestion trop élevés

Les performances générées par les investisseurs privés sont souvent grevées par leurs frais de gestion. Pour les investisseurs les plus modestes, les frais de gestion annuels peuvent représenter un pourcentage élevé des sommes gérées. Même à l’heure du trading « low cost » grâce aux comptes en ligne, ces frais peuvent faire la différence entre une surperformance et une sous-performance par rapport au marché.

Et ce, de plusieurs manières. Un investisseur qui gère lui-même son portefeuille par l’intermédiaire d’un courtier « low cost » va payer des frais forfaitaires réduits pour chaque transaction ainsi que des frais administratifs annuels le plus souvent. À moins que le montant des transactions soit relativement élevé, les frais forfaitaires peuvent représenter un pourcentage d’une ampleur imprévue. Étant établi que les investisseurs ont généralement un volume de transactions élevé, l’addition de ces frais fixes par opération peut s’avérer très préjudiciable à la performance.

Certains investisseurs peuvent faire le choix d’un conseiller qui retient la solution d’un portefeuille constitué de fonds ou de fonds de fonds. Dans les cas les plus extrêmes, les frais de gestion peuvent dépasser 3 % par an, ce qui peut annihiler tout espoir de générer une surperformance à long terme, particulièrement pendant les phases de baisse.

Il est toujours impératif d’établir comment les prestataires de services (qu’il s’agisse de courtiers, de conseillers, de fonds ou de plateformes de trading) se rémunèrent afin de comprendre leurs motivations réelles. Votre gestionnaire de patrimoine devrait en toute logique bénéficier de commissions de surperformance qui conditionne étroitement ses résultats aux vôtres.

Investir dans des titres financiers comporte un risque de perte en capital partielle ou totale. Les performances passées ne préjugent ni n’indiquent de façon fiable des performances futures. La valeur des investissements et le revenu qui en découle peuvent évoluer à la hausse comme à la baisse en fonction des fluctuations des
marchés actions mondiaux et des taux de change internationaux.




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