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Etude du dossier cession par les banques



Les nouvelles formes de business plan

La cession constitue une rupture, elle est donc l’un des épisodes les plus difficiles de l’existence d’une entreprise. Des risques de natures très différentes peuvent s’accumuler en cas de mauvaise préparation. C’est la raison pour laquelle les banques analysent de manière toute particulière les accompagnements et donc le financement de reprise d’entreprise. Un bon dossier de reprise pour les banques c’est un dossier qui permet à l’entreprise de se développer dans des conditions normales ce qui suppose qu’il ait été soigneusement analysé sous ses aspects financiers bien sûr, mais également techniques commerciaux et humains.

Aspects financiers

Inévitablement les banques chercheront dans un premier temps à valider le prix de cession en fonction de la qualité de la cible (fonds propres, rentabilité, trésorerie, endettement...) car le prix influencera de manière directe la prise de risque.

L’analyse précise du prévisionnel (bilans et comptes de résultat au minimum sur trois ans) est tout aussi importante car il justifie l’opération de reprise et sa faisabilité sous un angle financier. Car rares sont les reprises qui sont totalement financées par les apports du ou des repreneurs et donc dans la plupart des cas les opérations de cession sont rendues possibles grâce à l’endettement bancaire qui inévitablement fragilise l’entreprise. Bien évidemment plus les apports sont conséquents moins l’endettement est important et plus faibles sont les prises de risque.

Mais, ce qu’il est important d’intégrer, c’est que ce sont les apports des repreneurs -signe concret de leur engagement- qui justifient et conditionnent l’intervention des banques. C’est la notion d’effet de levier, qui permet au repreneur d’acheter grâce à la dette souvent bancaire, une entreprise qui vaut 100 avec 30 ou 40 de fonds propres. Ce rapport 1/3 d’apports 2/3 des dettes fixe un cadre moyen d’intervention des banques mais s’analyse pour chaque dossier précisément, en tenant compte de la réalité financière de l’entreprise rachetée.

En tout état de cause la cible doit disposer d’une capacité d’endettement et de remboursement suffisante pour supporter la dette levée à l’occasion du rachat. Car cette dette n’est pas génératrice de rentabilité contrairement à celle qui finance par exemple un investissement de capacité ou de productivité. Un contexte de croissance régulière et de rentabilité récurrente augmentera les chances de succès.

D’une manière générale un endettement global supérieur à 4 ou 5 années de CAF est déraisonnable et fragilise l’entreprise et donc le projet de reprise. L’entreprise doit pouvoir continuer à avoir recours au crédit pour financer ses investissements et éventuellement son cycle d’exploitation. En cas de retournement conjoncturel et de baisse de rentabilité le service de la dette peut devenir insupportable. Le financement du cycle d’exploitation sera également pris en compte au moment de la reprise sur la base du prévisionnel fourni par le repreneur, il doit faire partie du schéma de reprise et des points abordés avec les banques partenaires.

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Regard du banquier sur un dossier de reprise d’entreprise

Aspects techniques et commerciaux

Les banques surtout lorsqu’elles n’entretiennent pas de relations commerciales avec l’entreprise cible s’attacheront à ce que leur soient présentées les
qualités intrinsèques :

  • positions commerciales sur ses marchés ;
  • existences de brevets ;
  • état de l’outil industriel ;
  • valeur des marques ;
  • synergies industrielles et commerciales avec des entreprises détenues par le repreneur...

Ces éléments permettront bien entendu au banquier de valider, sous un an-
gle économique cette fois, le prix de cession.

Les critères d’évaluation du repreneur

Les aspects humains tout aussi importants que les aspects financiers et
économiques, sont probablement les plus difficiles à appréhender pour le
repreneur lui-même et pour ses banquiers.

Néanmoins les banques s’attachent à les analyser de manière précise car ils
contribuent de manière forte à créer la rupture évoquée ci dessus.

En premier lieu les qualités du repreneur sont essentielles (sujet que l’on retrouve d’ailleurs dans notre dossier sur les business plan du 3ème type) :
- expérience connaissance de la filière ;
- capacités de gestionnaire ;
- antériorité comme dirigeant.

En second lieu les banques essaieront de préciser l’implication du cédant,
son poids dans l’entreprise, dans la maîtrise de l’outil et son ascendant sur
la clientèle, la capacité de l’encadrement à le relayer, autant d’éléments qui
fragilisent ou sécurisent le projet.




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